LE PARTI COMMUNISTE LIBERAL (PCL), UN PARTI VIRTUEL QUI DEFEND LE SOCIALISME REEL :

DEMOCRATIE, LIBERTES PUBLIQUES ET INDIVIDUELLE, DROIT AU TRAVAIL, ECONOMIE MIXTE PLANIFIEE, IMPOT PROGRESSIF SUR LE CAPITAL, PROPRIETE COLLECTIVE DES GRANDS MOYENS DE PRODUCTION ET D'ECHANGE, GRATUITE DES SERVICES PUBLICS

dimanche 25 avril 2010

Pourquoi j'ai adhéré à l'Union Populaire Républicaine (UPR)


NOTE : ce blog n'est en aucun cas un site officiel de l'Union Populaire Républicaine. Les opinions exprimées ici n'engagent que l'auteur de ce blog et n'engagent en aucun cas l'Union Populaire Républicaine.

Finalement, c’est assez vite vu. Vous avez bien lu ce qui est écrit en haut de cette page ?
-Démocratie, souveraineté et indépendance : interdit par l'Union européenne.
-Droit au travail : interdit par
l'Union européenne.
-Economie mixte à répartition sectorielle (avec monopoles d’Etat) : interdit par l'Union européenne.
-Programmes spatiaux : interdit par l'Union européenne, comme toute forme de grand projet nécessitant une planification étatique.
-Droit d’asile universel : interdit par
l'Union européenne.
-Libertés publiques et individuelles - ah tiens, un truc qui n’est pas complètement interdit ! Cependant, pour ce qui concerne les libertés publiques, elles ne sont plus que formelles, vidées de leur substance i. e. de leur potentiel politique. Quant aux libertés individuelles, on peut avoir quelques inquiétudes – songez simplement aux pressions exercées sur le gouvernement hollandais pour qu’il renonce à sa politique de tolérance vis-à-vis des consommateurs de cannabis (en plus, les Hollandais “votent mal” sur l'“Europe”). Nous sommes ainsi confrontés à une nouvelle forme de dictature “soft” - ouatée, sournoise, mais très réelle.

Sans même aller jusque-là, parlons tout simplement de plein emploi. Une idée qui de toute évidence rassemble au minimum 90% des électeurs. Peut-être 99%. Ou 99,9%. Bref. Le plein emploi : interdit par Bruxelles. Parce que le plein emploi, c’est le Mal, qui renforce le travail et affaiblit le capital. Le plein emploi, c’est aussi l’inflation, et l’inflation, c’est aussi le Mal. Le Mal qui ronge le capital et aide les plus modestes à rembourser leurs dettes. Il suffit de regarder les choses en face pour comprendre que le chômage de masse est tout simplement la politique de l’Union Européenne. Et que toutes les déclarations du type “le chômage est la priorité du gouvernement” doivent être prises au premier degré : le chômage de masse EST bien la priorité des gouvernements qui se sont succédé depuis quarante ans. Il y a là une forme de cynisme absolument insensé.

A ce propos, quelques petits rappels s’imposent. Le chômage de masse est apparu au début des années soixante-dix - quand de Gaulle a disparu, vous avez remarqué ? La crise pétrolière de 1973, pour considérable qu’elle fut, a simplement servi de paravent. Trente-sept ans plus tard, qui peut encore croire que le chômage de masse qui sévit depuis lors a un quelconque rapport avec la crise pétrolière de 1973 ? Nous sommes de moins en moins nombreux, et nous serons de moins en moins nombreux, à nous satisfaire de cette “explication” en forme de farce. Une telle mascarade ne saurait durer plus longtemps. En réalité, le chômage de masse est apparu quand la politique économique de l’Union Européenne a été mise en œuvre pour de bon. En 1972, c’était l’entrée dans le serpent monétaire européen ; en 1973, l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE. En 1973 toujours, l’interdiction des avances de la Banque de France au Trésor. L’Etat était par conséquent privé d’un outil essentiel pour le financement de ses investissements, et contraint d’emprunter auprès des acteurs privés (marchés financiers, banques, particuliers), ou d’augmenter les impôts dans des proportions considérables – devinez quelle option nos dirigeants ont choisi… Ainsi naquit la trop fameuse dette publique. A noter que la deuxième option (augmenter les impôts), si elle n’est évidemment pas du goût de dirigeants soucieux de leur ré-élection, a par ailleurs ses limites quand il s’agit d’investissement. Se priver de la création monétaire est un véritable désastre puisque cet impôt sur le capital offre une souplesse d’utilisation sans équivalent.

Il y a en effet une profonde différence de nature entre l’impôt (que celui-ci frappe les revenus ou le capital), qui est une mesure a posteriori, et la création monétaire, qui est une mesure a priori et qui équivaut en fait à un impôt sur le capital, doté de vertus planificatrices “naturelles”, voire intrinsèques, si cette création monétaire est utilisée pour des investissements pilotés par l’Etat. Autrement dit, l’impôt sur le capital est une simple mesure technique permettant de réduire les inégalité de capital, alors que la création monétaire est tout autre chose ; une création de capital ex-nihilo, donc un outil bien plus adéquat pour créer des richesses, i. e. développer des activités de production.

En bref, la création monétaire est un impôt sur le capital particulièrement efficace, et c’est bien pourquoi les néo-libéraux en ont une sainte horreur. La création monétaire comme droit régalien, c’est le Mal. Le Mal, qui érode le capital ; le Mal, qui favorise la croissance (la vraie croissance, celle qui croît VERS quelque chose). Or la croissance, c’est le Mal. Le Mal, qui redistribue les cartes, qui fait marcher l’ascenseur social (lequel peut monter ou descendre…) et qui par ailleurs favorise l’inflation – ne serait-ce que par son action positive sur la création d’emploi. Or l’inflation, comme le plein emploi, c’est le Mal. La boucle est bouclée, tout se tient. En revanche, la création monétaire par les banques privées, avec des intérêts… aucun problème !

Vous croyez qu’on est encore en démocratie ? Allons… Alors vous croyez qu’il y a plus de 50% des Français qui sont POUR le chômage de masse ?

Le chômage de masse est une politique - et c’est par ailleurs la politique de l’Union Européenne ! Le plein emploi est une politique ! On peut avoir une politique de chômage de masse, on peut avoir une politique de plein emploi.

Et ce n’est certainement pas lié à la situation économique du pays. Il est vrai qu’en France, dans les années cinquante, il fallait reconstruire le pays. Mais c’était déjà beaucoup moins vrai dans les années soixante. Et encore moins vrai aux Etats-Unis, pendant ces Trente glorieuses. A l’inverse, en ce début du XXIè siècle, il y a tout à construire dans les pays les plus pauvres ; et pourtant le chômage de masse y sévit très brutalement. Mais il faut dire que ces pays, souvent gouvernés par des dictateurs eux-mêmes financés par des puissances étrangères intéressées à leur malheur, sont contraints à boire les potions néo-libérales et libre-échangistes de l’OMC et du FMI…

A ceux qui ne seraient pas encore convaincus que le chômage de masse est une politique, je recommande cette petite expérience : tapez simplement “NAIRU” dans votre moteur de recherche préféré. Si vous ne connaissez pas ce charmant acronyme, vous risquez de tomber de votre chaise. Car le NAIRU dit tout - du moins, il dit beaucoup : Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment, taux de chômage n’accélérant pas l’inflation… Vous trouverez par exemple ici, , ou quelques éléments à ce sujet.

En tout cas, vous constaterez que le niveau du NAIRU est estimé à environ… 8%, alors que le taux de chômage frictionnel est d’environ 2 ou 3 %… Précisons que le taux de chômage frictionnel correspond à un taux minimal reflétant uniquement le turn-over naturel et nécessaire sur le marché du travail.

A ceux qui ne seraient toujours pas convaincus qu’il est parfaitement possible de mettre en œuvre immédiatement une politique de plein emploi qui porterait tous ses fruits en moins de deux ans, je recommande de se calmer, de boire frais et de se poser la question suivante : n’y a-t-il donc rien à faire d’utile et/ou agréable dans notre beau pays ? Bien sûr que si ! Nous devons reconstruire notre industrie, construire une industrie de recyclage des matières premières, développer notre système éducatif et notre système de santé, développer nos transports en commun, développer la recherche, développer de grands programmes spatiaux… La liste est à vrai dire infinie !

Dans un excellent billet du 21 avril 2010, Yann (Le bon Dosage) donnait une bonne idée de ce qu’il nous reste à faire. Il y a là occuper largement nos 5 millions de chômeurs !

Comment peut-on accepter une situation aussi scandaleuse : des millions de gens qui ne demandent qu’à travailler, et une liste infinie de travaux à accomplir ?! Une telle contradiction n’est-elle pas la marque (infâmante) qui caractérise précisément une République bananière ?

Comme le disait si bien André-Jacques Holbecq dans l’un de ses commentaires chez Etienne Chouard) :

“C'est une superbe invention d'être passé d'une monnaie gagée sur l'or à une monnaie gagée sur un production espérée, car si une collectivité a :

1 – Un besoin,
2 – La volonté de le satisfaire,
3 – Les moyens techniques et énergétiques,
4 – Un EXCES DE MAIN-D'ŒUVRE (c'est moi qui souligne) et le savoir-faire,
Alors il n’y a aucune raison qu’elle ne puisse réaliser ce besoin par faute de financement puisque la monnaie ne “coûte” rien à produire”.

Le citoyen Holbecq confirme cela dans son dernier livre intitulé “Argent, dettes et banques” (un ouvrage que je recommande chaudement) :
“Si une collectivité a :
1 - Un besoin,
2 – La volonté de le satisfaire,
3 – Les moyens techniques et énergétiques,
4 – Un EXCES DE MAIN D’ŒUVRE (c’est moi qui souligne) et le savoir-faire,
Alors l’impossibilité souvent alléguée du manque de financement est une mauvaise excuse car une vraie richesse équilibrera le “bilan” d’une création monétaire éventuellement nécessaire pour la réaliser”.

J’ajouterais modestement qu’il peut s’agir d’un besoin ou d’une même d’une envie.

Dans une société aussi complexe et (potentiellement) productive que la notre, dans une société où la division du travail a atteint un tel degré de complexité, il n’est de toute façon pas possible d’obtenir le plein emploi sans planification étatique. Il serait temps de reconnaître cette évidence.

Ex-pasquaïen (aïe) sorti du bois, François Asselineau évite soigneusement tout dérapage grossier, et il est tout à fait clair sur le fait qu’il entend constituer une alliance transpartisane mais PROVISOIRE en vue de faire sortir la France de l'UE. La proposition m’a semblé intéressante et honnête : les “gauchistes” sont invités à participer, mais invités aussi à reprendre leur indépendance dès lors que la France aura recouvré la sienne. Du “gaullisme” comme je l’aime.

La stratégie de l’UPR : des points à clarifier

Souhaitant obtenir des précisions concernant cette stratégie future, j’ai posté ce message sur le forum de discussion associé la page Facebook de du citoyen Asselineau :

“M. Asselineau,

J'ai assisté le 8 avril à votre conférence. Je passe sur l'ambiance “baroque” du lieu (pour reprendre les termes de Pierre Jovanovic), et je vous livre simplement ces trois réflexions :

1/ Votre proposition de rassemblement transpartisan et par là-même provisoire me semble décidément honnête.

2/ Si ce n'est déjà fait, vous allez devoir clarifier le point suivant : que feriez-vous précisément du pouvoir si les électeurs vous l'accordaient ? Et dans cette perspective, quelles seront les échéances de ce programme délibérément épuré que vous allez présenter à l'automne ? D'après vos déclarations, on peut imaginer qu'une fois effectuée la sortie de l'UE, vous organisiez rapidement de nouvelles élections (présidentielles et législatives), à une échéance de six moins ou un an - le temps d'expédier les affaires courantes et de mettre en place les premières ripostes aux mesures de rétorsion dont la France ne manquerait pas de faire l'objet de la part des Etats-Unis et de quelques-uns de ses ex-"partenaires". En prenant ce type d'engagement, vous assureriez définitivement la crédibilité de votre approche transpartisane - qui je le répète me semble judicieuse dans la situation présente. C'est extrêmement important pour des gauchistes comme moi, qui sont prêts à participer à la phase 1 mais tiennent à ce que l'on respecte jusqu'au bout leur indépendance idéologique, et tiennent par conséquent à ce que les compteurs soient bien remis à zéro (phase 2) dès lors que l'objectif commun serait réalisé et consolidé. A cet égard, jusque-là, vous avez été convaincant, ne manque plus qu'un engagement plus précis et concret.

3/ J’ai bien noté aussi que vous admettiez volontiers les doubles appartenances. C’est très intéressant. vous évoquiez ce 8 avril une double appartenance FdG/UPR, mais on peut aussi songer aux cas PS/UPR, MRC/UPR, DLR/UPR ou FN/UPR (pour Modem/UPR, c’est un peu plus difficile à concevoir, mais pourquoi pas). Voici où je veux en venir. Les doubles adhérents auraient, grâce à vous, la possibilité de faire pression sur leur autre parti ; de faire jouer une menace en forme d’ultimatum, laquelle s’exprimerait dans les termes suivants : si vous n’intégrez pas ce point (la sortie de l’UE) dans votre programme, on a notre plan B, on votera UPR. On peut imaginer que certains de ces autres partis n’hésiteraient pas à exclure leurs adhérents qui seraient aussi adhérents UPR. Pour prendre l’exemple du FdG, on peut craindre que les adhérents UPR y soient très vite soupçonnés d’être des “agents de Pasqua” ou autres joyeusetés. A DLR, ce serait sans doute plus délicat de clouer ainsi au pilori des “gaullistes” plus “gaullistes” que les “gaullistes” (je mets toujours des guillemets à “gaulliste” parce que de Gaulle lui-même, je crois, a pris soin de récuser lui-même ce terme effectivement douteux). Mais dans certains cas, on peut aussi imaginer que les adhérents UPR, dès le moment où ils sont suffisamment nombreux et puissants, créent un courant ad hoc dans leur autre parti. Auquel cas le rapport de force s’inverse… En bref, je crois que vous devez aussi parier sur cet effet de levier potentiel”.

J’avais oublié le cas PC/UPR, et quelques autres bien sûr…

Au P“S”, comme ils ont (encore) un peu d’imagination, ils ont réussi à trouver un truc qui n’était pas encore interdit par Bruxelles : le “care”. On ne sait pas trop ce que c’est, on s’en fout, d’ailleurs. Simplement, c’est pas interdit par Bruxelles.

Je termine en citant les conclusions de certains récents billets d’Edgar (La lettre Volée) :

“Les français devraient plutôt comprendre qu'en réalité on se fiche d'eux depuis trop longtemps, et exiger, en conséquence, que leur prochain président ait comme programme unique de leur rendre un cadre démocratique - en sortant de l'Union européenne. Le reste n'est que distraction”.
(“Naufrage de la SNCF et des retraites : avec les compliments de la Commission européenne”, publié le 7 avril 2010)

“La seule façon crédible d'en appeler aux français c'est de leur rendre d'abord la France ; j'ajoute pour que ce soit parfaitement clair et explicite : il faut rendre la France aux français non en la reprenant des mains des immigrés qui seraient venus nous spolier, mais de celles de l'Union européenne, dans laquelle nous nous sommes fourvoyés”.
(“Nicolas Dupont-Aignan dans l’impasse”, publié le 15 avril 2010”).

“Voilà pourquoi je ne peux prendre au sérieux qu'un candidat qui commence à vouloir réformer en mettant les choses dans le bon sens : d'abord on met fin à l'Union européenne qui ne fonctionne pas, ensuite on voit ce qu'il convient éventuellement d'en conserver (certainement pas la politique commerciale commune et l'euro). Pas la peine de neuf années de négociations pour conserver Erasmus... Mais si on ne prévient pas les français que les choses doivent se passer dans cet ordre, alors autant renoncer à prétendre qu'on souhaite changer quoi que ce soit. S'il s'agit de faire la charité aux pauvres, l'Union européenne convient parfaitement.
Le succès incontestable de la propagande européenne c'est d'avoir fait croire à tout le monde que sans l'Europe c'est le chaos - l'actualité montre chaque jour, en sens inverse, qu'à cause de l'Europe c'est le chaos. Si bien que quiconque n'est pas satisfait de ce régime inique se croit obligé de protester de son profond engagement pour une Europe, mais autre. A partir de là cet insatisfait doit avoir conscience qu'il a déjà perdu la bataille intellectuelle : il est réduit à l'insignifiance et à la politique en chambre - ou à prendre rang dans la longue file des politiciens gestionnaires, occupés à réformer comme on taille ses rosiers”.
(“Nicolas Dupont-Aignan dans l’impasse, suite”, publié le 17 avril 2010).

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire